L’OL en bourse : pour le meilleur ou pour le pire ?

Olympique LyonnaisL’Olympique Lyonnais est côté en bourse depuis le vendredi 9 février. Le champion en titre, devient ainsi le premier club professionnel français à faire son entrée sur le marché. Mais cette introduction, qui vise à lever des fonds privés pour rattraper les grands d’Europe, peut-elle vraiment être couronnée de succès ?

Jean-Michel Aulas en avait rêvé, c’est chose faite. L’OL est côté sur le marché Eurolist by EuronextTM Paris depuis vendredi dernier. Objectif pour le Président du quintuple Champion de France : lever des fonds d’investisseurs privés en ouvrant son capital à hauteur de 24%, et financer notamment la construction d’un nouveau stade de 60.000 places dans la capitale des Gaules. Cette ouverture, inédite dans l’Hexagone, est monnaie courante chez nos voisins européens. En Angleterre, Italie, Espagne et Allemagne, certaines équipes ont chaque jour un œil sur la bourse.

Fans, boursicoteurs et véritables investisseurs ont jusqu’à présent répondu présent. Pour 24 euros, chacun pouvait s’offrir, une infime partie du meilleur club français du moment, à sa première cotation. 14.000 personnes auraient ainsi mis la main au portefeuille pour l’occasion. Avec un gain de 0,83% à la fin de la première journée, le démarrage fut il est vrai encourageant.

Ce week-end, L’OL a engrangé son premier succès en L1 pour l’année 2007 (1-0 face à Lorient). Et son action a immédiatement perdu 1,53 % le lundi suivant… Si les cotations boursières sont parfois difficiles à appréhender, cette réaction du marché pose question. A quel saint les investisseurs et les analystes vont-ils se vouer pour fixer la vraie valeur du club ?

Quelle conséquence aurait eu une défaite ou la blessure d’un des meilleurs joueurs de l’équipe sur le titre ? Outre Manche, rares sont les clubs à avoir tiré leur épingle du jeu boursier. Reste à savoir si le Palais Brongniart ne sera pas synonyme de vaste loterie pour Lyon.

Maxence Fortin

Sous les pavés, les clichés

35 rue du Louvre, Paris IIè… par cette matinée du jeudi 8 février, le reportage tombe de la bouche de Francis David, photographe formateur au Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes : « Vous partez couvrir la manif des fonctionnaires. Départ du cortège : 14h30 ! ». Me voici partie avec Laurent, mon collègue de l’Associated Press – appareil photos à l’épaule – nous nous engouffrons sur les abords de la Gare de Lyon. Scène surréaliste mais néanmoins fort sympathique à l’arrivée : la acamionnette-barbecue customisée CGT embaume les premiers mètres parcourus. Les manifestants arrivent arborant maquillages, slogans, chants révolutionnaires. J’échange une photo contre un magazine révolutionnaire « ça fait un euro, merci camarade ! », me lance l’intéressé. Laurent et moi nous séparons. A l’attaque pour le cahier des charges (plans larges, moyens, serrés, portraits, photos de manifestants, de badauds, photos décalées…) ! L’exercice de style s’avère périlleux mais néanmoins passionnant : prises de vue en haut d’une camionnette, à vue de nez ça paraît pas haut mais faut quand même monter dessus, surtout lorsqu’elle roule… Porte à porte chez les résidents du quartier pour prendre les fameuses vues aériennes tant prisées. Outre les acrobaties diverses impliquées par la commande à respecter, tout était là. Dans la rue, dans chaque cortège, des idées, des idéaux portés par « des visages, des figures ». Car la rue, c’est là, et définitivement bien là que bat le cœur du monde.

Muriel Gaya


Un photographe au travail

La camionnette barbecue
customisée CGT
Les derniers préparatifs de la manif

Portraits et scènes de rue

Emblématique Décalé

Allégorique Authentiquement contextuel…
Et contectuellement authentiques Et contectuellement authentiques
Et contextuellement authentiques…

Toute ressemblance avec une photo...
Toute ressemblance (même très éloignée) avec une photo de Stuart Franklin ne résulterait que d’une pure coïncidence ;)

Le pré carré de sécurité de la tête de cortège
Le pré carré de sécurité de la tête du cortège

Rendez-vous avec la presse...
Rendez-vous avec la presse

Scènes de rue Scènes de rue
Scènes de rue Scènes de rue
Scènes de rues

 

Persévérance récompensée Persévérance récompensée
Persévérance récompensée à la 9e porte : je peux enfin entrer chez un habitant du quartier pour mitrailler à loisir du 5e étage

Vue aérienne
Vue aérienne des profs de sport en colère

Vue aérienne
Détails aériens Détails aériens
Détail aérien du cortège des profs de sport réalisant le fameux haka
Vue réalisée debout sur une camionnette Vue réalisée debout sur une camionnette
Vue réalisée debout sur une camionnette
Vues réalisées debout sur une camionnette

 

Quand l'éducation nationale porte le masque Quand l'éducation nationale porte le masque
Quand l’éducation nationale porte le masque
Quand l'éducation nationale porte le masque Zoom sur les revendications
Zoom sur quelques revendications
La très jeune génération fait son apprentissage de la rue
La très jeune génération fait son apprentissage de la rue
La très jeune génération fait son apprentissage de la rue
Qui a dit que l'argentique était has been ?  
Qui a dit que l'argentique était has been ? Qui a dit que l'argentique était has been ?
Qui a dit que l’argentique était has been, hum ?

La photo décalée
La photo décalée

Enduropale 2007 : l’alchimie perdure

Sérieusement menacé de disparition en raison de dégradations écologiques, l’Enduro du Touquet est aujourd’hui sauvé. Spectateurs, pilotes et écologistes ont trouvé un terrain d’entente afin de pérenniser cette course mythique, doublée d’une immense fête populaire.

Demeester

A quelques jours de la Saint Valentin, la comparaison va de soi. L’histoire d’amour entre la ville du Touquet, « sa » course et ses inconditionnels, n’est pas prête de s’achever. L’Enduro du Touquet est mort, vive l’Enduropale ! Désormais disputée sur la plage sans plus emprunter de cordons dunaires, avec pour objectif de protéger l’environnement, la course s’est offert un lifting forcé. Mais il ne faut pas s’y tromper… Si son nom et son tracé ont changé, les autres ingrédients de son cocktail à succès sont toujours bien présents.

Ce dimanche 11 février, Quelque 300.000 personnes ont encore fait le déplacement pour assister à l’édition 2007, à laquelle plus de 1.000 pilotes ont pris part. Ce grand spectacle, entièrement gratuit, est l’occasion de voir s’affronter des pointures du motocross et leurs machines usines, mêlés à une majorité d’anonymes appelés « poireaux ». Seul objectif pour ces derniers : boucler les trois heures de course. Côté populaire, l’Enduro reste un rassemblement typiquement nordiste : une fête bon enfant où les odeurs de frites sont omni présentes, et la bière coule à flots pendant 3 jours…

Au final, tout le monde est content et aucun grain de sable ne semble pouvoir perturber une mécanique bien huilée. Les casse-cous du motocross possèdent toujours un fabuleux terrain de jeu. La faune et la flore du littoral ont retrouvé calme et stabilité. Le public est toujours ravi de cette incomparable animation hivernale. Quant à la station balnéaire et à ses commerçants, ils se frottent les mains après un tel week-end. Enfin, cerise sur le gâteau, le vainqueur de l’édition 2007, Arnaud Demeester, est un régional de l’étape. Son sixième succès dans l’épreuve le place seul en tête du palmarès pilotes !

Maxence Fortin

Crédit photo : Guy Drollet
Photos de l’édition 2007.

Incontournable Mertens : dites-le avec ces fleurs !

Mertens Mertens

Profitant allègrement d’un stage de photos – dispensé par Francis David – au CFPJ (Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes), je ne résiste pas à l’idée de vous faire découvrir quelques clichés pris chez le fleuriste Mertens (accessoirement meilleur ouvrier de France dans sa spécialité) de Maisons Alfort. Nées de la créativité débordante de ses artistes-fleuristes, les compositions florales constituent d’authentiques chefs d’œuvres (que vous pouvez d’ailleurs demander à personnaliser). A noter : une équipe aussi talentueuse que chaleureuse…

Les coordonnées : 01.43.53.02.00.

Muriel Gaya

Mertens Mertens Mertens Mertens Mertens Mertens Mertens Mertens

Marché Dauphine : et si la désuétude avait lieu d’être ?

Premier jour du stage photos au Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes, l’équipe de 8 que nous sommes se trouve embarquée par Francis David – notre formateur – au marché Dauphine. Qu’il s’agisse de produits vintage, d’art industriel repensé par des décorateurs éclairés, de pièces du XVIIIe et XIXe siècle, de boutiques de lingerie, de bouquinistes… le marché Dauphine signe par la multiplicité et l’abondance de ses pièces authentiques. Situé près des Puces de St-Ouen, le marché Dauphine fut inauguré en décembre 1991 et représente aujourd’hui environ 180 marchands d’antiquités et de brocantes répartis sur près de 6 000 m2. Deux étages pour chiner à loisirs. Galerie photos…

Muriel Gaya

Luthier : entre artisanat et art

Troisième jour de formation sur les bases de la photo de presse au CFPJ (Centre de Formation et Perfectionnement des Journalistes). Aujourd’hui, Francis David nous envoie photographier un artisan dans son environnement de travail. Mon choix se porte sur le métier de luthier. Direction rue de Rome… Galerie photos…

Muriel Gaya

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Yotophoto : la photo libre de droit

Pour illustrer un article ou un billet sur Internet, l’exercice tourne souvent au casse-tête si on veut rester dans la légalité. A moins de produire soi-même ses propres photos avec un appareil numérique ou d’être abonné à une banque d’images, mieux vaut laisser sa prose à nu.

C’était sans compter sur Yotophoto, un moteur de recherche spécialisé dans l’image libre de droit. En effet, ce site indexe plusieurs centaines de milliers de photos, disponibles pour un usage gratuit sous diverses formes de licences : Creative Commons, GNU FDL, domaine public… Ces images peuvent être utilisées en respectant certaines conditions (indiquer un crédit particulier, le nom du photographe, etc.). Yotophoto fournit ces données et les liens pour s’y retrouver parmi les différentes licences. Pour enrichir son index, ce moteur de recherche recense notamment les images de sites tels que Flickr, Wikipedia, Stock.Xchng, Morguefile ou encore OpenPhoto.
Un outil de recherche avancé permet même de rechercher des images à partir d’une teinte précise, en utilisant un nuancier de plus de 16 millions de couleurs ou en en saisissant directement le code hexadécimal. Les blogs tout gris et sans photos, c’est fini !

Sylvain Vaugeois

Source : Ecrans.fr

Situation de la liberté de la presse dans le monde : Rsf tire la sonnette d’alarme

RSF : rapport annuel 2007

« Il faut remonter à 1994 – avec le génocide du Rwanda, la guerre civile en Algérie et le conflit dans l’ex-Yougoslavie – pour trouver une période aussi meurtrière pour la presse (plus de 110 professionnels des médias ont été tué en 2006) », alerte Robert Ménard dans la préface du rapport annuel 2007. Rendu public le 1er février dernier, ce rapport offre une radiographie de la liberté de la presse en 2006 dans près de 98 pays.

Et avec l’avènement des nouvelles technologies, de nouvelles formes de censure ont pris forme. Ainsi, « 60 personnes sont actuellement emprisonnées pour avoir publié sur le Net des textes critiques envers les autorités. Avec 50 personnes derrière les barreaux, la Chine reste de loin la plus grande prison du monde pour les cyberdissidents », précise Julien Pain, responsable du bureau Internet et libertés.

Consultable en ligne sur le site de Rsf, le rapport 2007 est téléchargeable en intégralité ou par zone géographique (Afrique, Amériques, Asie, Europe, Moyen-Orient). « Nous sommes d’ores et déjà inquiets pour l’évolution de la situation en 2007 (…) Six journalistes et quatre collaborateurs des medias ont été tués en janvier 2007. »

Muriel Gaya

Lire le communiqué de presse de Rsf
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