Les français prêts à changer ?

Traditionnellement, non. Les français ne sont jamais prêts à changer d’habitudes, et pourtant… Ils le font tout le temps. Si Starbucks, par exemple, a mis tant de temps avant d’ouvrir leurs premières boutiques à Paris, c’est parce qu’ils ne pensaient pas pouvoir concurrencer les fameux cafés et brasseries parisiens. Les français abandonneraient-ils l’idée de prendre leur expresso ou noisette dans un bon vieux café enfumé pour se goinfrer de Caramel Macchiato light et autres Caffé Moka Blanc dans un milieu aseptisé ? Eh bien oui, et Starbucks en étaient les premiers surpris. Le succès de Starbucks découle des avantages qu’ils offrent en réponse aux inconvénients de nos bons vieux cafés. Tout d’abord, c’est non-fumeur justement, l’air y est sain. C’est grand, les fauteuils sont larges et on peut squatter très longtemps sans qu’un serveur ne vous regarde d’un air exaspéré et aboie : « Vous n’avez pas consommé depuis 15 minutes, qu’est-ce que je vous sers ? »
 
La loi anti-fumeur, donc (ou devrions-nous dire « pro-oxygène » ?). Je me retrouve parfois dans des petits bars enfumés, et je me fais la réflexion : ce bar, sans tabac ?! Il va forcément fermer… Mais si nous prenons l’exemple des irlandais : boire une pinte dans un pub, sans pouvoir fumer ? Impossible. Et pourtant… Ils y arrivent depuis plus de 6 mois.
« Le visage de la France va changer ! » Comme d’habitude… Certains bars vont sans doute fermer, d’autres vont peut-être devenir des bars à fumée clandestine… 7000 irlandais ont arrêté de fumer depuis la mise en place de la loi « anti-fumeurs » en mars, et j’espère personnellement être suffisamment frustrée de ne pas pouvoir accompagner mon demi d’une bonne clope pour arrêter de fumer aussi.
Avec le temps… Avec le temps va, tout s’en va.

Laura Jarvis

Nouvelles technologies en France : une fracture numérique

En complément de l’article de Léa sur le surf sur Internet sans ordinateur, voici les résultats d’une récente étude* du CREDOC sur la diffusion des nouvelles technologies (téléphonie mobile, ordinateur personnel et connexion à Internet) dans la population française. D’après celle-ci, il existe un fossé numérique important en France, notamment concernant le taux d’accès à Internet à domicile.

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Internet sans posséder d’ordinateur, si c’est possible !

Internet se démocratise ! Plus besoin d’acheter un ordinateur pour surfer sur la toile. Ça paraissait utopique, impossible, irréalisable et pourtant. Je vais peut être arriver à convaincre mes beaux parents (perdus au milieu des vignes de Chablis, en Bourgogne) de se connecter, eux qui étaient rebutés par l’investissement que représente un ordinateur…

Neuf Box 9box

Et c’est le Neuf qui lance l’offensive après le constat suivant : Selon Médiamétrie, un foyer sur deux ne possède pas d’ordinateur. Fort de ce constat, Neuf Cegetel a donc inventé la première box pour « profiter d’internet même si vous n’avez pas d’ordinateur ». Leur nouveau service s’appelle Easy Neuf et propose un service « tout en un » qui inclut la mise à disposition de l’Easy Gate (la boite ADSL), un écran de 14 à 19 pouces, une souris, un clavier, et une webcam.

Neuf Box 9box et un pc

Et le service s’annonce bien complet puisqu’il propose un pack d’applications essentielles comme la messagerie instantanée 100% compatible MSN et les outils multimédia indispensables comme le traitement de texte, la retouche photo, ou encore un lecteur audio/vidéo. Le tout sans oublier l’offre de téléphonie illimitée vers les fixes en France.
Les premières livraisons sont prévues pour fin novembre. Côté tarif, le prix des packs dépend de la taille de l’écran choisi (de 14 à 19 pouces), le premier est proposé à 129 euros et le dernier à  329 euros. Il faut ensuite souscrire un abonnement pour une durée de 12 mois à Easyneuf au prix de 39.90 euros.

Bon, il me reste encore à convaincre France Télécom d’installer l’ADSL chez mes beaux parents, pas une mince affaire… 

Léa ROZENTAL

Budget des Français : 112 euros mensuels pour les nouvelles technologies

Qui consommera quoi en 2015 ? C’est en substance l’objet de l’étude publiée par l’’IDATE (institut de l’audiovisuel et des télécoms en Europe) en octobre dernier. Use-IT – c’est le nom de l’étude – a analysé les comportements des Français en matières de services TIC (Internet, téléphonie, musique, vidéo, jeux vidéo…).
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Stationnement payant dans un pays en transition

Il y a encore peu de temps, se garer à Belgrade était un exercice ludique.

N’importe où et n’importe comment… bien que les « spiders » aux aguets traquent et enlèvent les véhicules en infraction. Mais pas toujours, d’où une interprétation quelque peu extensible de la notion de stationnement réglementé. Des employés identifiables par leur dossard bleu, jouant au saut de piéton, couraient d’une voiture à l’autre afin d’apposer sur les pare-brise un bout de papier attestant de l’heure de leur arrivée. Surveillance plus ou moins consciencieuse, négociation inévitable quant à la durée : le prix était donc assez variable et les Belgradois, maîtres dans l’art de démarrer au nez et à la barbe de l’employé, faussement surpris.

Pays en transition, Agence européenne de reconstruction, contrats juteux, travaux. Un matin, des bornes extraterrestres, fonctionnant à l’énergie solaire, apparurent à intervalle régulier sur les trottoirs toujours autant abîmés par le gel, la chaleur, la pauvreté.

Changement de paysage, changement de pratique. Désormais, l’inéluctable paiement se fait par SMS : envoyez votre numéro d’immatriculation depuis votre mobile, validez, c’est payé !

Environ dix minutes avant que n’expire le délai, vous recevez à votre tour un SMS pour savoir si vous souhaitez prolonger d’une heure votre stationnement. Pratique si vous êtes en pleine réunion stratégique et lucratif pour la société, privée, qui exploite le système dans la capitale. On imagine aisément le flux généré pour Mobtel et Telekom Serbia, les deux opérateurs de téléphonie mobile serbes. Le contrôle du paiement reste donc humain… néanmoins par la grâce des télécommunications. Surtout, surtout ! Prenez garde de ne pas commettre d’erreur de saisie sur votre clavier, l’amende serait inévitable ! Un tel marché aurait-il échappé à nos opérateurs français ?

Charlotte Engelstein

Rentrez chez vous !

Moi, quand je sors, ce que je préfère, c’est quand je rentre chez moi. www.lerentring.com

C’est en ces termes que je me suis fais accrocher par une publicité placardée dans le tube parisien. Aussitôt dit aussitôt fait : je « sors » chez moi le plus vite possible, je saute sur le bouton « on » de mon ordinateur, histoire de savoir de quoi il retourne.

Sur le sitewww.lerentring.com, la vidéo tournée dans l’esprit de l’émission Paris Dernière explique que la nouvelle tendance, c’est le Rentring, l’art de rentrer chez soi, histoire de profiter des services convergents haut de gamme d’Orange.

L’opérateur historique fait la preuve qu’il est capable de se remettre en question avec humour pour faire parler de lui grâce à un buzz très bien monté.

Bertrand Masselot

« Teen buzz », l’insupportable sonnerie anti-jeunes

Avez vous déjà entendu parler de « teen buzz » ou « mosquitos buzz » ?

C’est une sonnerie, détournée du son utilité, elle agit contre les adolescents squattant devant les porches, les vitrines des magasins ou les bars ! Attention : Ce son est très aiguë et peut faire mal à la tête.

Le plus fou, c’est que cette sonnerie a été créée pour que les adultes ne l’entendent pas.

En fait, seules les personnes de moins d’une trentaine d’années peuvent l’entendre. Le phénomène joue en quelque sorte sur une dégradation de l’oreille, qui varie selon les personnes. La plupart des adultes ne peuvent plus entendre les sons au-delà de 17Khz.

Evidemment, les adolescents ont détourné à leur tour les usages de cette sonnerie : certains petits malins ont téléchargé la sonnerie sur leur téléphone mobile et ce son est donc utilisé pendant les cours : un son strident pour les élèves que les professeurs n’entendent pas !

Vous pouvez tester (ou essayer d’entendre) cette fameuse sonnerie sans vous inquiéter – ce n’est pas insurmontable en la téléchargeant à partir de cette adresse : http://keyvenftp.free.fr/mp3/sonnerie-antiprof.mp3

Alexis Baranger

100 photos de stars pour la liberté de la presse

A l’occasion de la 17e journée de soutien aux journalistes emprisonnés, Reporters sans frontières publie le 23 novembre un nouvel album de photographies consacré au mythique Studio Harcourt.

« En France, on n’est pas acteur si on n’a pas été photographié par le Studio Harcourt », affirmait Roland Barthes en 1957. Intitulé 100 photos de stars pour la liberté de la presse, l’ouvrage comporte 150 pages de photos de stars immortalisées par le Studio Harcourt. Célèbre depuis les années 30 pour ses photos en noir et blanc de personnalités publiques, le Studio Harcourt est vite devenu un passage clé du Tout-Paris. La griffe Harcourt, c’est l’esthétisme épuré et la quintessence magnifiée pour chaque sujet photographié.

Vendu 8,90 euros à partir du 23 novembre, les bénéfices des ventes de ce recueil seront intégralement reversés à l’association pour poursuivre ses actions en faveur de la liberté de la presse (assistance aux journalistes et à leurs familles, médias en difficultés, investigations sur le terrain pour déterminer les responsabilités dans les cas d’inculpation, financement des frais d’avocats, accueil des journalistes contraints de fuir leur pays…).

Actuellement, 130 journalistes sont emprisonnés de par le monde. Et depuis le début de l’année 2006, 90 professionnels des médias ont perdu la vie pour avoir voulu vous/nous informer…

Muriel Gaya

Pour en savoir plus : le site de Rsf

Changement climatique : il est urgent d’agir

nuagesMesurer les conséquences économiques du réchauffement climatique au niveau planétaire, telle était la demande du gouvernement britannique adressée en novembre 2005 à l’économiste Nicholas Stern. Retours sur son diagnostic…

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